Qu'est-ce qu'on a fait
vue de l'année
sa mise aux poings
bâillons la faille
sans questionner
la nitescence
l'accueil présence
soins du futur Le politique a la langue prise dans sa poche Compromise
déclin et indigence dans la face de l'opulence
Je ne sais pas
au menu il y avait un miroir
sourire de peaux immobiles
l'écologie c'était l'itinérance
les armes
des désaffiliés dénommés
emparqués des parlements
quels bons placements c'était
des porte-parolats des communs
s'emportaient évidemment
aux lieux des mots des peaux
Un pays tout froissé dans un coeur polycrise C'est un contexte
replié sur le drame
un politique en série
invité à nos
tables
très écono pas écolo
Trop peu de choix
les pouces bleus bleus
et les coeurs cinglants
le même refrain
en continu
Dans le mot
déguerpir des matières grises il y a le mot guerre et le mot pire
Nous allons bien au-delà
de la terre tremblante et
ses épigrammes
Nos sourires tout éclat
un océan dans les poches Peut-être que j'aimerais bien que la réalité soit une fiction, mais la fiction c'est la réalité de la fiction prétendue de la réalité fictive de l'existence à la merci de la fiction qui impose la réalité sans liberté de la fiction
Le désir défait des racines et des failles pour suivre le clair des obscurs c’est toujours le chaos corps pensée amour occupé à apprivoiser la finitude les actualités du risque qui marquent les signes d’éternité derniers plaisirs auxquels on assiste le ciel en trombe chromatique
Pendant le flou climatique dans la politique ça tic ça tac grave dans l'ici l'ailleurs réfugiées réfugiés
précarisées précarisés
avec ou sans
nous la mémoire fragmentée
les choix immobiles
Le temps des choses
s'accorde
la toile rouillée détourne
à l'envers, réanimée
accroche
des intermédiaires inutiles
les frottements
des rythmes nouveaux mythes
ces moments d'attention
à ce qui subsiste
sonore
résurgence du plaisir
de la mécanique qui a existé
préservée se révèle
Le jeu de photographies vacillantes le creux des souvenirs qui immergent enfin voir la lune de trop près Et ça continue
ce que nous devenons
quand les mots s'effacent
sous les peines de morts
d'ici ou d'ailleurs
à l'heure des choix
des voix vivantes
nos paroles nos écrits restent
comme remparts contre l'oubli
et les silences en présence