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22 Photos (c) de Diane Tremblay, Sylvie Chenard, Lina Lambert et Rémi Leclerc


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Les Rendez-vous de la baleine


Les nouvelles de la nuit 2011-2012
Dernier spectacle en août 2012, à la Casa del Popolo, de Sylvie Chenard, Philippe Lauzier, Maryse Poulin et Alexandre St-Onge. «Écrire la nuit».
Communiqué.

(mp3) «Écrire la nuit». Spectacle Les Rendez-vous de la baleine à la Casa del Popolo, le 5 août 2012. Sylvie Chenard (texte, violon, guitare, électroacoustique, voix), Philippe Lauzier (clarinette basse), Maryse Poulin (flûte, tron-tube, accordéon, percussions, et autres), Alexandre St-Onge (contrebasse, voix, électroniques) (Enregistrement, mixage Sylvie Chenard, Merci à Steeve de Casa del Polo à la sonorisation). (1:15:05)

Pour écouter la version sans les présentations : Version musicale / Écrire la nuit Format MP3 (1:10:57) (à télécharger)

Nouveau manuscrit : Les nouvelles de la nuit, de Sylvie Chenard. 2011-2012, jusqu'en juillet, les artistes suivants ont déjà participé aux Rendez-vous de la baleine : Sylvie Chenard, Rémi Leclerc, Alexandre Dubuc, Rachel Therrien, Andrée Préfontaine, Cathy Heyden, Nicolas Cousineau, Simon Gauthier, Charles Dubuc, Liette Remon.





Les Rendez-vous de la baleine / Voyage à travers les cultures perdues / Lundi 2 juillet 2012, 5 à 7, à l'Auberge internationale de jeunesse de Tadoussac. Spectacle de Sylvie Chenard et Liette Remon. Communiqué / Affiche


Vidéo
de Rémi Leclerc présentant un extrait du spectacle des Rendez-vous de la baleine à l'Escalier le 20 mai 2012, 5 à 7. (16:04) (format m4v)/
Musique de Sylvie Chenard (erhu, électroniques, texte, voix) et Rémi Leclerc (percussions, électroniques, voix) (enregistrement à L'Escalier, le 20 mai 2012)
(à télécharger)
(lire la vidéo sur le web)


Les Rendez-vous de la baleine / Les nouvelles de la nuit, spectacles avec Sylvie Chenard et Rémi Leclerc : en spectacle un dernier deuxième mardi du mois, le 13 mars 2012, à l'Escalier, avant une pause des deuxièmes mardis du mois. Andrée Préfontaine et Nicolas Cousineau ont participé à cette rencontre. Dans l'ensemble ces spectacles ont été réalisés avec Sylvie Chenard, Alexandre Dubuc et Rémi Leclerc.

Nous avons diffusé quatre Rendez-vous de la baleine à l'Escalier avec immense plaisir. Les Rendez-vous de la baleine ont été diffusés également au Petit Chicago, Hull, le 21 janvier 2012 et au Mardi spaghetti le 28 février 2012 avec Cathy Heyden et Rachel Therrien. En deuxième partie, à l'Escalier, il y a eu plusieurs invités, dont Nicolas Cousineau, Charles Dubuc, Simon Gauthier,Rachel Therrien, Andrée Préfontaine, à l'Escalier.

(mp3) «Le connais-tu ton fleuve». Spectacle Les Rendez-vous de la baleine à l'Escalier, le 13 mars 2012, avec Sylvie Chenard, Nicolas Cousineau, Rémi Leclerc, Andrée Préfontaine (Enregistrement Rémi Leclerc, mixage Sylvie Chenard). Avec la participation sonore des étudiants en grève! (1:01:30)

(mp3) «Moments de la nuit». Moments choisis lors de Spectacles Les Rendez-vous de la baleine à l'Escalier, avec Sylvie Chenard, Alexandre Dubuc, Rémi Leclerc, Andrée Préfontaine et Rachel Therrien (Enregistrement Rémi Leclerc, mixage et montage Sylvie Chenard). Avec la participation sonore des étudiants en grève! (24:54)

Détails sur Facebook

Vidéo
Les rendez-vous de la baleine
de Sylvie Chenard (2:48) (format wmv)/
Musique de Sylvie Chenard et Alexandre Dubuc
(à télécharger)
(lire la vidéo sur le web)

Vidéo
La nuit du fleuve
de Sylvie Chenard (18:46) (format wmv)/
Musique de Sylvie Chenard, Alexandre Dubuc, Cathy Heyden, Rémi Leclerc, Rachel Therrien (enregistrement au Cagibi, le 28 février 2012)
(à télécharger)
(lire la vidéo sur le web)


 

La nuit du pays

Extrait du texte «Les nouvelles de la nuit», de Sylvie Chenard, 2011

Les chiens mordent dans leurs lys, francs, blancs. Toujours la langue bleue près de se perdre, au temps du jour. Gardiens des temps d'offrande, ils mordent encore dans le ciel, lactées, beuveries, à tout recommencer autrement, des glaces brûlantes lumineuses, des habitudes, sensations de l'offrande, détachement. Un peuple de l'enfoncement, stratèges et petites vies.

Les chiens pourrissent d'ennui, l'oeil allumé, humide, paisible, joyeux des marches. Le pays des balcons qui fument, petits feux tranquilles, d'être là, enracinés de choix. Ils arrachent le ciel des vivants, encerclement des bêtes aux aguets, le temps des solutions d'elles-mêmes. Le goût du silence dans la gueule, crevée d'inutile et des détournements.

Patriotes, pendus, attablés de survivance. C'est nous autres à repousser toujours plus loin les limites entre nous. À laisser les nuits avaler leurs océans tranquilles, des crocs à la gorge, des chants, lueurs du Nord, liés à leurs histoires, par où aller, de se fonder avec le respect des différences, avec les nouveaux venus. Enfants prématurés qui s'accrochent à leur vie, savourent les moments des victoires quotidiennes de la tendresse festive, de la venue au monde, balcon, trottoir, ruelle et mémoire, des usages spectaculaires, abandonnés à l'enthousiasme de ces moments de la générosité du temps, des réjouissances.

Les nuits se superposent, s'entrechoquent, paniquent dans le vide. Les langues s'entrecroisent. Les foules jubilent, cassent les coquilles, jusqu'au merveilleux. Petites écritures entre les murs, bribes, immobiles.

Souffle trop collé aux influences émergentes, déracinées, enfouissement des printemps engagés. Saturation des efforts, laisser aller. La nuit est propice à l'échappée, d'où il n'y a plus rien. Les perceptions se transforment adaptées, où tout est lien, tout est corps, tout est incarné, se travaille en ouverture sur le monde, de ce non-lieu de la nuit où nous sommes repus et ensemble, dans la vie de l'écriture, dans la vie de la musique avec l'offrande de la nature, sans équivoque, accrochée aux urgences. Tout évolue, les lignées millénaires apparaissent, dans la lucidité de la nuit.

Tout advient dans la nuit du fleuve.

Les enfants dansent sur l'absence. L'esprit est là, mais nous sommes vivants, les ailes accrochées
aux étoiles. Dimension variable des limites, des développements, un caléidoscope, orange et transparence, un toit pour créer, émotion authentique, le chemin des baies, envoûtement des souffles, le passage tel que promis.

Perdus dans tous ces choix, épuisés à tout donner, ces passages provoqués, de tels changements
à prendre l'offre, avec gratitude l'océan s'impose et la forêt du dedans. Cette distance échappée belle,
l'engagement apprécié.

La nuit du trop, souffle rompu. Interruption dans le flot immuable. Il se pourrait des marées noires pour les cinq lieux aux abords. L'étoile de mer file la parole des riverains, du golf et de l'estuaire. Pendant que le fleuve est encore temps. Toutes voiles et lucidités. Le peuple goûte ses eaux trop méconnues déjà. Tout à faire surtout du moratoire, miroir des catastrophes, ailleurs les feux sont allumés... et le peuple riverain est dépossédé, englouti. Surtout les bruits de destruction massive des petits animaux fragiles.

Le chemin qui marche, Magtogoek intact pour l'enfance des âges. La parole du plus grand nombre avale les flots. La raison des choix pour la sauvegarde des vagues du vivant.

À l'heure de la nuit des bons Jack, il est là tout près dans le cours des choses de la différence et de l'espoir d'une génération. Il est là en veille. En attendant de penser créer l'inutile la nuit. Le procès de l'art et de la musique toujours en condition, sans peur et sans force devant l'impasse des restrictions. Choisir le chemin qui marche solidaire libre et qui avance en coalition.

Le soleil blanc lumineux danse à la surface bleue du fleuve des matins qui chantent. Cités flottantes sans conséquences et des populations qui se refont.

Le respect de l'enfance, la bienveillance et l'accueil des petits êtres sensibles, leur coeur livré en partage se retrouve partout dans les nuits, funambules des dérapages violents des trop grands, masque d'indifférence que tout est terminé. Écouter la rumeur des nuits dans les plaintes des enfants, ballottement entre les lieux. La musique est un abri dans la nuit et traverse les âges nocturnes.

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